Comment vous est venue l’idée d’écrire un livre, puis de réaliser un film et d’exposer finalement vos dessins et peintures?
D’abord, je suis très heureuse que ce texte écrit à l’age de seize ans soit édité. Ensuite il y a cette exposition. Ce sont des rencontres, des chances, des choses qui se rejoignent comme par hasard. J’ai écrit ce livre par nécessité. Quelque chose en moi me le dictait. Quelqu’un. C’était penser à lui.
D’ou vient votre inspiration?
Je ne veux rien exprimer en particulier. Je n’ai pas le sentiment d’avoir une inspiration. J’ai l’élan de faire telle ou telle chose. C’est un désir, une envie, une nécessité.
Que vous apporte votre travail de plasticienne?
J’ai toujours voulu être peintre. On n’est jamais au plus profond de soi-même. j’ai l’impression de l’être d’avantage quand je peins, mais ce n’est pas la question. Je ne réfléchis pas quand je peins et j’aime avoir un travail qui ne demande pas de réflexion, de calcul. Je n’ai pas le sentiment d’être plasticienne. Je n’essaie pas de faire quelque chose de joli dans mes tableaux ou dessins. Et si quelque chose de joli apparaît, sans faire exprès, j’essaie de casser la joliesse ou alors pour moi le tableau est fout.