“L’interaction entre lumière, mouvement et espace sonore est au centre de notre recherche plastique. En effet cette démarche que nous poursuivons depuis 1998 a pour but de travailler la lumière, en tant que matière, en utilisant le temps comme outil.
Les traces de la lumière en mouvement que l’on continue à percevoir, longtemps après leur disparition, comme des lignes dans l’espace, sont en fait le souvenir du passage de la lumière. Ce phénomène de rémanence nous permet de créer des objets virtuels dans l’espace réel. L’œil du spectateur devient le support même de ce travail plastique puisque les fils de lumières qui s’impriment successivement sur la rétine, changent de couleur au fur et à mesure de leur éffacement tandis que de nouvelles traces formant un autre dessin viennent se superposer aux premières.
La fugacité de ces images mentales s’accorde avec l’impression d’immatérialité des formes sonores, qui peuvent intervenir, soit en osmose, soit en rupture avec les rythmes lumineux afin de créer une distorsion entre l’écoute et la perception visuelle."